Mes dernières lectures #10

Bonjour les chatons,

Déjà la dixième édition de « Mes dernières lectures », comme ça passe vite ! J’ai encore lu beaucoup de livres (une douzaine) depuis mon dernier article, donc je pense vous couper mes dernières lectures en deux articles, pour tout de même alimenter mon blog et laisser un peu plus de suspense (ou pas)… allez, c’est parti pour une petite revue littérature!

« Ma Cousine Rachel » – Daphné du Maurier

rachel

Mon avis: Quel bonheur de me replonger à nouveau dans l’univers si particulier de du Maurier, sa plume délicate et ses personnages tellement troublants! Cette deuxième lecture fait parfaitement écho à la première, cette auteure est toujours un gros coup de cœur pour moi ! Dans ce roman, du Maurier crée à nouveau une atmosphère de suspense psychologique et laisse planer un doute immense même après la fin du roman, de sorte que je me triture toujours l’esprit sur cette fameuse Rachel. J’ai aimé cette thématique du pouvoir d’une femme sur un homme à un tel point qu’il en perd complètement la raison, les manipulations affectives et les chantages. L’atmosphère lourde, les belles demeures et les personnages tous si attachants me plaisent toujours autant ! J’ai hâte d’aller voir son adaptation au cinéma, qui devrait sortir fin du mois d’août!

Quatrième de couverture: Philip, sans la connaître, déteste cette femme que son cousin Ambroise, avec lequel il a toujours vécu étroitement uni dans leur beau domaine de Cornouailles, a épousée soudainement pendant un séjour en Italie. Quand Ambroise lui écrira qu’il soupçonne sa femme de vouloir l’empoisonner, Philip le croira d’emblée. Ambroise mort, il jure de le venger. Sa cousine, cependant, n’a rien de la femme qu’imagine Philip. Il ne tarde pas à s’éprendre d’elle, à bâtir follement un plan d’avenir pour finir par buter sur une réalité de cauchemar. Ce don du suspense psychologique, que le nombreux public de la célèbre romancière anglaise lui reconnaît dans chacune de ses œuvres, est particulièrement présent dans Ma cousine Rachel.

Note: 9/10

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« The Hours » – Michael Cunningham

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Mon avis: Oui, je sais, pour ceux qui me connaissent bien et qui savent que je suis une dingue de Virginia Woolf, que j’ai écris en partie mon mémoire dessus, c’est assez fou de savoir que je n’avais pas encore lu The Hours (ni même vu le film d’ailleurs). C’est maintenant chose faite et j’ai vraiment bien aimé cette lecture, surtout les passages relatant la vie de Woolf et de Mrs Brown (j’ai un peu moins accroché à « Mrs Dalloway », bien que le final m’ait fort touchée). Je trouve que l’auteur a su retransmettre avec justesse les passages de folie dans la tête de Virginia, on en sort tout aussi perturbé qu’elle et c’est un joli tour de maître! Une belle lecture, touchante et très intéressante, que je conseille vraiment!

Quatrième de couverture: In 1920s London, Virginia Woolf is fighting against her rebellious spirit as she attempts to make a start on her new novel. A young wife and mother, broiling in a suburb of 1940s Los Angeles, yearns to escape and read her precious copy of Mrs Dalloway. And Clarissa Vaughan steps out of her smart Greenwich village apartment in 1990s New York to buy flowers for a party she is hosting for a dying friend.
The Hours recasts the classic story of Woolf’s Mrs Dalloway in a startling new light. Moving effortlessly across the decades and between England and America, this exquisite novel intertwines the worlds of three unforgettable women.

Note: 8/10

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« Le livre des Baltimore » – Joël Dicker

Baltimore

Mon avis: J’étais complètement passée à coté de la folie de L’Affaire Harry Quebert qui avait eu un immense succès, dont on en entendait parler partout. Je n’avais pas été tentée plus que ça à l’époque et j’ai donc zappé ce gros pavé. Pourtant, en flânant dans le Cook & Book (ma librairie chouchoute) j’ai été attirée par ce deuxième roman de Dicker: Le Livre des Baltimore. J’ai donc acheté ce livre et je l’ai commencé assez rapidement. Grand bien m’a pris, car j’ai découvert un auteur avec un style qui me plait assez, des histoires de familles aux lourds passés, des amitiés rocambolesques, des personnes très touchants et des histoires d’amour assez cul-cul (et bon ça, je dois l’avouer, c’est la partie qui m’a le moins plus). Ce livre est un page turner, j’ai eu beaucoup de mal à le déposer, je voulais savoir à tout prix ce secret qui pesait sur la famille des Goldman. Une très bonne lecture que je conseille vraiment !

Quatrième de couverture: Jusqu’au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair.
Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l’auteur de La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey. Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d’une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne. Huit ans après le Drame, c’est l’histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu en février 2012, il quitte l’hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s’atteler à son prochain roman.
Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu’il éprouva jadis pour cette famille de l’Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s’effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu’au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu’est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore ?

Note: 8/10

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« Le mort aux quatre tombeaux » – Peter May 

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Mon avis: Autant j’étais complètement sous le charme de sa trilogie écossaise, autant ici je n’ai pas été ensorcelée par Peter May. Je suis même relativement un peu déçue de ce bouquin, j’ai eu du mal à rentrer dedans, à accrocher aux personnages et j’ai trouvé qu’il était assez prévisible.. Je dois cependant reconnaître le génie de l’auteur concernant toute la suite d’indices qui relient les quatre « tombes » entre elles, j’ai appris beaucoup de choses très intéressantes sur l’Histoire de France ! Ce livre m’a fort fait pensé à Da Vinci Code, avec cette « chasse au trésor » (plutôt macabre, dans ce cas) via des indices historiques. Donc si vous aimé ce style, je ne peux que vous le conseiller!

Quatrième de couverture: Un pari lors d’une soirée trop alcoolisée amène Enzo MacLeod, ancien légiste de la police écossaise établi en France, à entreprendre une enquête autour de la disparition inexpliquée de Jacques Gaillard, conseiller du Premier ministre devenu star de la télévision et dont on n’a plus aucune trace depuis le mois d’août 1996. Cette affaire énigmatique a mis en échec la fine fleur de la police française.
Arrogance déplacée ? En quelques jours, à la surprise générale, MacLeod remonte le fil jusqu’à une malle fortuitement découverte dans les catacombes de Paris. Une malle qui contenait, outre un crâne humain, une fort étrange collection d’objets : une coquille Saint – Jacques, un stéthoscope, un pendentif avec une abeille, une médaille de l’ordre de la Libération. Et si, pour élucider le mystère, il fallait se plonger dans l’histoire de France ? MacLeod comprend que le ou les assassins ont jeté un défi aux enquêteurs en assemblant les pièces d’un inextricable puzzle. Il décide de relever le gant. Sans imaginer que le tueur puisse s’en prendre à lui.

Note: 6/10

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« Murambi, le livre des ossements » – Boubacar Boris Diop

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Mon avis: Ce livre est celui que j’ai reçu dans ma box de juin d’Exploratology et, à nouveau, ce n’est certainement pas un livre que j’aurais acheté de moi-même et pourtant je suis plus que ravie de l’avoir reçu, car il m’a permit d’aborder un sujet poignant mais que je connais finalement assez peu, à savoir le génocide au Rwanda. Ce livre est une véritable ode au devoir de mémoire. On suit le point de vue de Hutus et de Tutsis de plusieurs générations avant, pendant et après le génocide. Il est parfois compliqué de suivre tant il y a de témoignages mais la lecture est facilitée grâce au fil conducteur du regard d’un fils exilé, Cornelius, sorte de point commun à tous les intervenants, qui retourne dans sa patrie après les événements. Certains passages sont percutants (l’indifférence et la banalité de certains acteurs est déconcertante) et d’autres sont assez choquants dans leur description très précise des scènes d’atrocités (notamment les viols) mais cela est, à mon sens, nécessaire pour témoigner de la profondeur du drame et pour se souvenir de ce qui c’est passé. Bref, une lecture poignante et pas toujours facile mais essentielle.

Quatrième de couverture: Construit comme une enquête, avec une extraordinaire lucidité, le roman de Boubacar Boris Diop nous éclaire sur l’ultime génocide du XXe siècle. Avant, pendant et après, ses personnages se croisent et se racontent. Jessica, la miraculée qui sait et répond du fond de son engagement de résistante ; Faustin Gasana, membre des milices du Hutu Power ; le lumineux Siméon Habineza et son frère, le docteur Karekezi ; le colonel Perrin, officier de l’armée française ; Cornelius enfin qui, de retour au Rwanda après de longues années d’exil, plonge aux racines d’une histoire personnelle tragiquement liée à celle de son peuple.

Note: 7.5/10

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« L’Auberge de la Jamaïque » – Daphné Du Maurier

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Mon avis: Hé oui, 3 romans de Du Maurier en un mois, quand je vous disais qu’elle était en passe de devenir l’un de mes auteurs préférés… Bon, je dois tout de même avouer que ce dernier roman lu est aussi celui qui m’a le moins plu, mais malgré tout, cela reste dans la même veine que ce que Du Maurier écrit, et ça fait toujours autant de bien de lire avec une telle délectation ses œuvres. On est ici plongée dans la vie d’une jeune orpheline, Mary Yellan, obligée de quitter tout ce qu’elle a jamais connu afin d’aller vivre chez sa tante qu’elle n’a vu qu’une seule fois dans sa vie et aider son oncle à tenir l’Auberge de la Jamaïque, endroit sombre et mystérieux. Si on s’attache vite à Mary Yellan, les autres personnages sont tous assez détestables de sorte qu’on est, tout comme Mary, plongé dans le désarroi. J’ai moins aimé la thématique « piraterie » et criminalité de ce roman, qui est moins cosy que les deux autres que j’ai déjà lu, si vous voyez ce que je veux dire. Mais c’était tout de même une bonne lecture, et Du Maurier est toujours aussi fascinante.

Quatrième de couverture: Orpheline et pauvre, Mary Yellan n’a pas d’autre ressource que de quitter le pays de son enfance pour aller vivre chez sa tante, mariée à un aubergiste, sur une côte désolée de l’Atlantique. Dès son arrivée à l’Auberge de la Jamaïque, Mary soupçonne de terrifiants mystères. Cette tante qu’elle a connue jeune et gaie n’est plus qu’une malheureuse, terrorisée par Joss, son époux, un ivrogne menaçant, qui enjoint à Mary de ne pas poser de questions sur les visiteurs de l’auberge. Auberge dans laquelle, d’ailleurs, aucun vrai voyageur ne s’est arrêté depuis longtemps… De terribles épreuves attendent la jeune fille avant qu’elle ne trouve le salut en même temps que l’amour.

Note: 7.5/10

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« Baguettes chinoises » – Xinran

baguette

Mon avis: Ce roman me faisait de l’œil depuis un bon moment, et quand j’ai lu l’avis d’une lectrice sur le forum de lecture d’Exploratology, j’ai couru me le procurer afin de le commencer d’arrache pied. Ce roman féministe chinois nous plonge dans l’histoire de trois sœurs paysannes aux origines très modestes qui partent dans une grande ville afin d’y trouver un travail et prouver à leurs parents qu’il n’ont pas à rougir de n’avoir eu que des « baguettes », à savoir des filles. En Chine, les filles sont considérées comme des baguettes car utilitaires et facilement brisables, tandis que les garçons sont vu comme des poutres solides sur lesquelles on peut bâtir une maison. Bref, je vous dit pas le choc que j’ai eu en lisant certains passages, car cette histoire fictive est basée sur des faits et concepts chinois réels. Ce roman était cependant très agréable à lire, très poétique et métaphorique. Les trois sœurs sont toutes très attachantes et on prend beaucoup de plaisir à suivre leurs aventures dans un monde dont elles ne connaissent rien, libérés des mœurs de la campagne! Je conseille réellement si vous êtes intéressée par le féminisme, c’est intéressant de lire une oeuvre sur cette thématique qui se passe dans une autre partie du monde que l’Europe et l’Amérique.

Quatrième de couverture: Sœurs Trois, Cinq et Six n’ont guère fait d’études, mais il y a une chose qu’on leur a apprise : leur mère est une ratée car elle n’a pas enfanté de fils, et elles-mêmes ne méritent qu’un numéro pour prénom. Les femmes, leur répète leur père, sont comme des baguettes : utilitaires et jetables. Les hommes, eux, sont des poutres solides qui soutiennent le toit d’une maison.
Mais quand les trois sœurs quittent leur foyer pour chercher du travail à Nankin, leurs yeux s’ouvrent sur un monde totalement nouveau ; les buildings et les livres, le trafic automobile, la liberté de mœurs et la sophistication des habitants…
Trois, Cinq et Six vont faire la preuve de leur détermination et de leurs talents, et quand l’argent va arriver au village, leur père sera bien obligé de réviser sa vision du monde.

Note: 8.5/10

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Et vous, des coups de cœurs à partager ? 

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